L’HISTOIRE DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE : 40 ANS DE TRAHISONS ET D’ERREURS…

9 novembre 2016

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« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
Citation de Jean Claude Juncker – Président de la commission européenne en janvier 2015 (*)

Cette déclaration édifiante se passe de commentaires, cependant, comment en est-on arrivé là ?

Pour comprendre la généalogie des événements, il faut remonter 70 ans en arrière.
Après avoir occupé la présidence transitoire de la France durant 14 mois jusqu’à novembre 1945, le général De Gaulle décide de quitter le pouvoir suite au retour de la politique politicienne des partis.
Après l’échec de l’AMGOT [1] qui avait pour but de vassaliser la France après la guerre, les américains avaient un autre plan pour mettre la France et l’Europe occidentale sous leur hégémonie. Ils avaient également besoin d’un homme à eux dans le cercle des personnages d’influence du pays, le choix évident s’est porté sur Jean Monnet.

(*) Avant d’être nommé président de la commission européenne, Jean Claude Junker était le président du Luxembourg, petit pays de l’UE, champion de l’évasion fiscale des multinationales.

Jean Monnet, un homme à la solde des américains
Fils d’un négociant en Cognac, Jean Monnet fut l’un des hommes clés de ce qui allait devenir bien plus tard la construction européenne.
En effet, à l’instar de certains qui, en 1940, firent le choix de se soumettre au plus fort, à savoir l’Allemagne, Jean Monnet fit quant à lui le choix de la soumission aux États-Unis [2].
Comme l’avait anticipé Tocqueville dès 1835, les États-Unis allaient finir par devenir la puissance mondiale dominante, prédiction qui se réalisa après la seconde guerre mondiale.
L’économiste Jean Monnet avait très tôt noué des relations étroites avec des personnages influents du monde anglo-saxon, en particulier Harry Hopkins, conseiller de Roosevelt qui avait conçu l’AMGOT.

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Jean Monnet

Jean Monnet participe à la création [3] du CFR (Council on Foreign Relations) dès 1920. Ce think tank avait pour objectif initial d’éliminer la guerre par l’instauration d’une sécurité collective basée sur une intégration économique des nations accompagnée par un transfert de souveraineté des états à des organismes supranationaux.

Le concept repose en fait sur un groupe de technocrates « nommé » et donc non élu qui prend les décisions, puis les gouvernements exécutent.
Ce qui allait s’appeler presque un siècle plus tard « l’Union Européenne » associée à son bras armé l’OTAN rappelle furieusement ces concepts des années 20.

Ce qui n’a jamais été annoncé et encore moins reconnu même ultérieurement sont les liens de subordinations planifiés avec les États-Unis de ces organismes à venir !

Ce n’est pas sans raisons que De Gaulle avait surnommé Jean Monnet « l’inspirateur », ce dernier fut à la source du « logiciel fondateur » [2] de toute l’idéologie européiste.
En effet cette idéologie avait fait des émules non seulement dans l’espace mais également dans le temps. Elle est aujourd’hui la base du fonctionnement de l’Union Européenne avec ses nombreux thuriféraires au pouvoir qui la défendent bec et ongles malgré ses échecs flagrants et répétés.

Jean Monnet avait une vision à très long terme [2] car il avait prévu dès la fin de la guerre le synopsis de cette construction brique par brique selon le principe de l’engrenage, une action irréversible en entrainant une autre sur un temps assez long afin que les populations ne se rendent compte de rien.
La vision de Jean Monnet était -de part sa formation- purement économique, en effet, il n’avait pas de compétences en politique et encore moins en histoire, domaine dans lequel il ne possédait aucune culture [2].
Il avait par ailleurs compris très rapidement que Charles De Gaulle allait être un obstacle à ce grand projet comme le démontre la fameuse lettre secrète de 1943 à Harry Hopkins (*) où il lui déclare que « De Gaulle doit être détruit ».

(*) Lettre connue depuis l’ouverture des archives.

La stratégie de Jean Monnet pour monter son grand projet consistera à rester en arrière plan et, comme il a toujours su le faire, à influencer les hommes de pouvoir.
Son premier acte fut la création du CECA en 1951 à travers son homme de paille Robert Schumann.
Mais au préalable, examinons un point fondamental sur la constitution allemande de 1949.

1949 : constitution souverainiste allemande et création de l’OTAN
En 1949, l’Allemagne fédérale s’est dotée d’une constitution encore en vigueur aujourd’hui, dont la loi fondamentale est d’empêcher son dirigeant ou son parlement d’instrumentaliser la démocratie au détriment du peuple [4].
La cour constitutionnelle de Karlsruhe, gardienne de la loi, possède ainsi le pouvoir de refuser toute législation qui ne respecterait pas ce principe.
Contrairement à la France où la protection de la République est du ressort d’un seul homme, le président de la République, en Allemagne, c’est une cour collégiale de magistrats qui en est chargée.
La différence est fondamentale, en témoigne les arrêts rendus par cette cour, en particulier ceux de 1993 lors de Maastricht et surtout de 2009 lors du traité de Lisbonne.

Les traités européens sont donc potestatifs pour l’Allemagne et automatiques pour les autres pays [4].

Cette même année voit la création de l’OTAN, un traité d’alliance militaire occidentale dont l’ennemi potentiel désigné est l’URSS qui fondera en réponse le pacte de Varsovie en 1955.
Ce traité comprend deux volets, d’abord une intervention automatique de tous les états signataires de l’alliance en cas d’agression, puis un commandement militaire intégré sous contrôle américain.

1950 : le CECA, premier pas vers la perte de souveraineté des états
La création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) fut annoncée par Robert Schumann (*), ministre des affaires étrangères, le 9 mai 1950. Ce dernier était en fait cornaqué par son mentor Jean Monnet.
Officiellement, il s’agissait de rendre la guerre impossible entre la France et l’Allemagne en créant une entité supranationale concernant les moyens de fabriquer des armes, c’est à dire le charbon et l’acier.

Ce concept de supranationalité est au cœur de l’idéologie Monnet, il s’agissait de créer une première entité avec des pouvoirs supérieurs à ceux des nations [2].

Sans entrer dans la généalogie des événements, 60 ans après, le résultat du CECA fut la destruction de la sidérurgie française avec le rachat puis la délocalisation de cette dernière par l’indien Mittal. Les allemands moins stupides, avaient pris une participation étatique majoritaire dans la leur pour la protéger de toute OPA hostile, conservant ainsi la mainmise sur leur sidérurgie malgré le CECA…

(*) Robert Schumann, homme pusillanime et sans personnalité était un membre influent du MRP, parti démocrate chrétien. L’ascension de ce parti fut permise à la fin de la guerre par la disgrâce des partis collaborationnistes de droite et du centre [5].

1954 : tentative de création de la CED, défense européenne
Jean Monnet connut son premier échec lorsqu’il tenta un gros coup avec la proposition pour une Communauté Européenne de Défense (CED).
En effet, sur fond de la question du réarmement de l’Allemagne, la stratégie de transfert de souveraineté au profit des États-Unis se poursuit.
La CED est une tentative pour la création d’une armée européenne dont le commandement serait confié à l’OTAN, autrement dit aux américains.
Le sujet étant cette fois très sensible pour le monde politico-médiatique français, un clivage aussi fort que lors de l’affaire Dreyfus apparait alors dans le débat.
Préfigurant sa future politique d’indépendance nationale, le projet est violemment rejeté par le général De Gaulle.
Bien que quatre des six pays concernés aient ratifié le projet, ce dernier est rejeté par la France le 30 aout 1954 signant par cet acte son arrêt de mort.
Le volet militaire s’étant donc avéré un sujet très sensible, la relance de la construction européenne retourna sur un plan strictement économique avec la création de la CEE en 1957.

1957 : création de la CEE, Communauté Économique Européenne
Les négociations de la fin des années 50 aboutirent au traité de Rome en 1957 qui établit la CEE appelée aussi « marché commun ».
Toujours dans un esprit supranational à venir, ce traité a été conçu dès le départ pour être évolutif, il fut en effet modifié à de nombreuses reprises comme on le verra par la suite avec le TFUE.
La CEE n’était pas une simple zone de libre échange mais un principe incluant la mise en place d’une politique commune (notamment agricole avec la PAC) entre les six signataires initiaux (*) avec suppression progressive des droits de douanes entre ses membres.
La Grande Bretagne en fut exclue à la demande de la France pour cause de trop grande interdépendance avec les États-Unis, en particulier dans le domaine de la défense.
Dans un premier temps, opposé au marché commun, le général De Gaulle, revenu au pouvoir en 1958, avait finit par le ratifier car il ne représentait alors qu’un traité commercial sans transferts de souveraineté. Dans son esprit, ce traité devait accélérer la modernisation de l’économie française et il anticipait déjà son contrôle par les états à travers le futur plan Fouchet.
Par ailleurs, la souveraineté monétaire restait intacte avec les banques centrales et les monnaies sous contrôles souverains. Cette dernière permit la dévaluation réussie de la monnaie en 1958 avec l’apparition du nouveau Franc.
Le marché commun des années 60 s’avéra finalement une réussite avec une longue période de croissance pour les membres de la CEE.
Pour mémoire, citons Euratom, le second traité signé également en 1957, mais qui est tombé dans l’oubli.

-> En 1957, la CEE regroupe donc 6 pays (*).

(*) France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg.

1962 : désarrimage de l’Europe et des États-Unis avec le plan Fouchet, le vrai visage de l’Allemagne
Dans la foulée de son retour au pouvoir en 1958, le général De Gaulle tenta de proposer un plan d’union européenne qui excluait la dépendance aux États-Unis et conservait la souveraineté des états : le plan Fouchet.
Ce dernier, malgré des négociations très avancées fut finalement rejeté en 1962 par les autres pays membres de la CEE, en particulier par les Belges (*). Les raisons exactes de cet échec restent relativement obscures même si l’on note le refus d’une hégémonie franco-allemande par les « petites » nations, à laquelle fut préférée la protection militaire américaine à travers l’OTAN.
Cela mis en évidence les divergences de choix politiques et d’intérêts géopolitiques entre les pays d’Europe.
Notons que la période ne fut pas propice à cette proposition gaulliste avec le regain de tension est/ouest lié à la crise des missiles de Cuba.
Durant les mandats gaullistes, la construction européenne en resta au stade de la CEE. En effet, les thuriféraires des politiques supranationales, émules de Jean Monnet, étaient alors dans l’opposition au régime.

Charles De Gaulle revint à la charge avec le traité franco-allemand de l’Élysée qui tenta à nouveau de désarrimer l’Allemagne des États-Unis. Ce dernier bien que signé en 1963 fut vidé de sa substance par le préambule voté unilatéralement par le Bundestag qui réaffirmait sans ambiguïté le lien transatlantique.

Cet acte très significatif montre le choix atlantiste des élites allemandes post seconde guerre mondiale, choix qui sera confirmé en 2004 par un accord officiel entre ces deux pays avec une France soigneusement tenue à l’écart.

(*) Marie-France Garaud estime quand à elle que ce sont les américains qui ont influencé les Belges (Paul Henry Spaak) pour qu’ils s’opposent à ce plan (vidéo ici).

1966 : Charles De Gaulle quitte le commandement intégré de l’OTAN
Après avoir tenté en vain d’obtenir un siège dans la direction de l’alliance aux cotés de la Grande Bretagne et des États-Unis, le président De Gaulle décide de quitter le commandement intégré de l’OTAN.
Cette décision assure l’indépendance de la défense nationale avec le départ de plus de 60 000 américains du sol Français. La France reste cependant solidaire des accords d’intervention automatique en cas d’agression d’un pays de l’alliance.

1972 : l’élargissement de l’union, premier accroc au Gaullisme
En 1972, le président Pompidou organise un référendum pour demander au peuple s’il souhaite élargir l’union à 4 autres pays dont la Grande Bretagne.
Après un résultat favorable, l’union s’élargit de trois nouveaux pays avec le Danemark, l’Irlande et le Royaume Unis (le peuple Norvégien l’ayant refusé par référendum).

-> En 1973, la CEE regroupe donc 9 pays.

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Valéry Giscard d’Estaing

1974… : Valéry Giscard d’Estaing, le conseil européen et l’élection du parlement (1976)
Il fallu attendre le mandat de Valéry Giscard d’Estaing surnommé VGE, un fédéraliste proche de l’idéologie Monnet (*), pour revoir pointer une nouvelle avancée des européistes avec la formalisation du conseil européen et l’élection du parlement au suffrage universel.
La création d’un parlement au niveau de l’Europe n’est pas anodine, en effet, ce dernier sert à voter des réglementations et des lois en lieu et place des états.

Par ailleurs, ce dernier n’allait pas tarder à devenir le paradis des lobbyistes de tous poils, mandatés en particulier par les multinationales.
Avec 30 000 représentants de tous les groupes de pression imaginables et connaissant la probité de l’eurodéputé moyen (**), nous sommes entre de bonnes mains !

Autre problème majeur, parmi les multiples textes de loi et autres réglementations européenne signés chaque année, les députés qui les ratifient ne comprennent en général pas ce qu’ils font [6].

En 1976, Valery Giscard d’Estaing officialisa à Washington la naissance de la French American Fondation. Cet organisme destiné à « renforcer » les liens France/USA, a lancé en 1981 le fameux programme des « Young leaders » dont on reparlera plus loin.

VGE fut nommé par la suite responsable de la convention européenne de 2001 qui établit un projet de constitution pour l’Europe.

(*) Peu de temps avant sa mort, Jean Monnet avait rendu visite en 1977 à Giscard à l’Élysée, en partant il lui déclara [2] : « J’ai vu que vous aviez compris que la France était trop petite pour résoudre seule ses problèmes »

(**) Les eurodéputés sont classés en 3 groupes par les lobbyistes : ceux qui sont sensibles aux « gestes de bonne volonté », ceux qui ne le sont pas (les incorruptibles ?), et ceux qui sont à approcher avec doigté [6]

1978 : le sursaut chiraquien et le discours de Cochin
Jacques Chirac qui s’est toujours dit Gaulliste, a prononcé en 1978 un discours musclé qui présentait clairement les risques induits par les élections des députés européens au suffrage universel.
Était plus particulièrement visé le président Valéry Giscard d’Estaing, l’un des plus ardents soutien de cette élection.
Les députés européens allaient obtenir un pouvoir supranational pour voter des réglementations potentiellement dangereuses pour notre pays, ce dernier n’allait peser que pour 81 sièges sur 410 députés au total.
Ce discours entré dans l’histoire sous le nom d’appel de Cochin (allusion à l’appel du 18 Juin), fut rédigé par Marie France Garaud et Pierre Juillet, ses deux plus proches conseillers, Gaullistes véritables. On y parle notamment du « parti de l’étranger » faisant un parallèle allusif entre l’UDF, le parti démocrate chrétien de Giscard et le régime de Vichy.
Jacques Chirac a probablement prononcé ce discours pour des raisons de stratégie politique, ce dernier étant connu pour ses célèbres palinodies mises au service de sa carrière [6].
En effet, l’homme était un opposant politique à Giscard tout en restant dans sa majorité. Cette ambiguïté a probablement induit l’échec de son parti aux élections suivantes, signant l’éviction de ses deux conseillers.

1981 : L’entrée de la Grèce dans la CEE.
L’entrée de la Grèce dans la CEE en 1981, malgré une économie inadaptée, préfigura les élargissements inconsidérés auxquels on allait assister par la suite.
Elle entra ultérieurement dans la zone Euro en 2001 grâce à la banque oligarchique Goldman Sachs qui masqua le déficit abyssal de cet état à l’aide d’une opération financière dolosive.

-> En 1981, la CEE regroupe 10 pays.

1981 à 1988 : Le premier mandat de François Mitterrand et le cas Delors
De grands espoirs avaient été placés par les Français en mai 1981 lorsque François Mitterrand défendant une politique de gauche avait pris le pouvoir.
Contrairement à la tendance récente, ce dernier avait appliqué dès le début de son mandat le programme pour lequel il avait été élu. Personnage d’un égotisme rare, sa motivation principale était d’inscrire son nom dans l’histoire avec un grand projet de gauche.
Cependant, le résultat de ce dernier fut un échec avec l’explosion du chômage et des déficits.
Le président Mitterrand suivit alors certains de ses conseillers, comme son ministre des finances Jacques Delors, qui lui recommandèrent d’appliquer une politique économique libérale en prenant en 1983 le tournant de la rigueur.
C’est de cette époque que date le retournement du P « S » vers les idées de la droite libérale, fait historique ayant éradiqué le clivage droite/gauche.

Son grand projet initial ayant échoué, François Mitterrand se mit à la recherche d’une alternative, toujours avec la même motivation de passer à la postérité.

Delors
Jacques Delors

Jacques Delors est à l’origine un adepte des thèses démocrates-chrétiennes avec ses engagements dans la CFTC et le MRP. Rappelons que cette mouvance a déjà été évoquée avec le PDP dans la liste de ceux qui ont contribué à la défaite de 1940.

Jacques Delors fait partie de ces nombreux politiciens (*) dont la vision du futur, depuis 40 ans, s’est avérée totalement démentie par les faits.

Ce dernier, grand adepte des idées de Jean Monnet, a finalement réussi à convaincre François Mitterrand de relancer le grand projet européen et d’appliquer le vieux « logiciel Monnet ».

Delors croyait en des « vents dominants » de la mondialisation qui « se fera avec ou sans nous » [2].

Il pensait qu’en étant à la manœuvre, il serait possible de louvoyer entre ces vents afin de tracer une route plus favorable à la France.
Président nommé, et donc non élu de la commission européenne de 1985 à 1995, il posa donc la première brique d’un hypothétique fédéralisme européen avec l’Acte unique bientôt suivi par le traité de Maastricht.

En 1985, l’accord de Schengen pour la suppression des frontières intérieures à l’union fut signé puis appliqué en 1990.

(*) Citons également l’inénarrable Jacques Attali qui est une véritable boussole inversée.

1986 : l’acte unique de Jacques Delors
Dans l’esprit des supranationalistes, le prérequis à une Europe fédérale est de supprimer toutes barrières à la circulation des personnes, des biens et surtout des capitaux.
C’est exactement le sens de l’Acte unique de 1986 qui effectue cette fois une modification majeure du traité de Rome de 1957.

Les conséquences de ce traité furent visibles bien plus tard avec les délocalisations industrielles vers les pays à bas salaires, l’augmentation du chômage et le rachat des grandes entreprises françaises par des actionnaires anglo-saxons. Il favorisa également l’évasion fiscales des multinationales lors des élargissements ultérieurs vers des paradis fiscaux.

Tout ceci n’est que l’aboutissement de l’application de la doctrine unique européiste et panglossienne du libre échange total appliquée depuis 30 ans [7].

Au passage, on en profita pour effectuer le troisième élargissement de la CEE avec l’entrée de l’Espagne et du Portugal.

-> En 1981, la CEE regroupe 12 pays.

L’étape suivante fut la ratification du Traité de l’Union Européenne (TUE) plus connu sous le nom de traité de Maastricht.

1992 : le traité de Maastricht, perte de la souveraineté budgétaire
La réunification de l’Allemagne en 1990 fit craindre à François Mitterrand que cette dernière renoue avec ses anciens rêves de puissance.
Ce que l’on croit savoir aujourd’hui de cette période historique est que François Mitterrand aurait soutenu la réunification à condition que l’Allemagne abandonne son Mark au profit d’une monnaie unique. D’après François Mitterrand, une monnaie unique « clouerait » l’Allemagne à ses partenaires européens.
Helmut Kohl aurait ainsi donné son accord à condition que la future banque centrale européenne soit indépendante du pouvoir politique selon le modèle allemand. Cela revient à dire que le chancelier allemand voulait le Mark pour tout le monde !
Ce fut la principale mesure du traité de Maastricht qui permit de préparer le futur passage à une monnaie unique.
Il s’agit donc bien d’une décision politique, décision qui nous a couté cher par la suite malgré les « merveilleuses » promesses faites à l’époque.

Le traité de Maastricht, dont le contenu est volontairement abscons, est donc la première évolution majeure de celui de Rome.
Il est basé sur un principe directeur énoncé en première page où l’on parle d’un « marché où la concurrence est libre et non faussée » associé avec quatre axes fondamentaux :
– Communautés européenne
– Politique étrangère et de sécurité commune
– Coopération policière et judiciaire
– Union monétaire

La principale mesure de ce traité concerne l’union économique et monétaire UEM, avec les fameux critères de convergence destinés à préparer les pays concernés au passage à la future monnaie unique.
Ces critères incluent en particulier :
– le contrôle strict de l’inflation
– la limitation du déficit annuel à 3% du PIB national
– la limitation de la dette à 60% du PIB

Les deux traités fondamentaux sont le TUE, Traité de l’Union Européenne et le TFUE, Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne remplacé ultérieurement par celui de Lisbonne.

Les critères de convergence ont induit pour la France des années 1990 une explosion des déficits liés à une politique économique expansionniste décidée pour ne pas pénaliser la croissance.

Maastricht est le premier traité européen qui fit perdre une grande part de sa souveraineté à la France, faisant très justement dire à Marie France Garaud qu’il rappelait furieusement celui de Troyes en 1420 avec Chirac dans le rôle de Charles VI ! [6]

1993 : élargissement avec 3 nouveaux pays
Un nouvel élargissement avec 3 petits pays (*) est décidé, contribuant à diluer encore le poids de la France noyée dans un ensemble de 15 pays.
(*) Finlande, Suède, Autriche.

1999 : la création de l’Euro
Comme prévu, la monnaie unique entre en vigueur en 1999 avec un premier groupe de 11 pays.
La Banque Centrale Européenne (BCE) fut localisée à Francfort, sous pilotage allemand de fait, grâce à la loi fondamentale de la constitution de 1949 associé au contrôle très strict de la cours de Karlsruhe.
Le mandat de la BCE, décidé par l’Allemagne pour son intérêt seul, consiste à contrôler l’inflation à travers le NAIRU, et donc au détriment de l’emploi [9].

Les conséquences de la monnaie unique sur l’économie de la France fut dévastatrice, avec une monnaie trop forte et la perte des leviers techniques financiers, comme la dévaluation, la gestion des taux d’intérêts et la monétisation (*).
Les résultats, analysés par des économistes sérieux (Sapir, Todd, Krugman,…), sont aujourd’hui visibles de tous [8] :
– croissance en berne
– chômage en expansion continue
– déficits systématiques de l’état
– balance commerciale en déficit chronique

(*) Même si cette dernière était déjà prohibée par la loi Pompidou/Giscard de 1973 reprise dans le traité de Maastricht, article 104.

Le traité de Maastricht a ensuite subit deux révisions avec les traités d’Amsterdam (1997) et de Nice (2003).
Ces révisions concernaient la prise en compte de l’extension de l’UE vers l’est.

2003 : élargissement massif à l’est de l’UE et de l’OTAN en violation des engagements vis à vis de la Russie
Un certain nombre de petits pays de l’Europe orientale se pressaient au portillon pour entrer dans l’UE et dans l’OTAN.
Un référendum fut effectué en 2001, en Irlande au sujet de l’élargissement, après un résultat négatif, on fit revoter les Irlandais qui cette fois « votèrent correctement » avec un « oui ».
Le 9 avril 2003, l’élargissement est accordé à pas moins de 10 pays supplémentaires : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Chypre, Malte.

-> En 2003, l’UE regroupe 25 pays.

Cette fois, les véritables motivations des décideurs de l’UE apparaissent au grand jour. On fit entrer dans l’union des paradis fiscaux, des pays à très bas salaires et d’anciens pays de l’est précédemment sous la coupe de l’URSS….

Une trahison de la parole donnée à la Russie
Cet élargissement entra en violation directe d’un engagement pris en 1990 entre le secrétaire d’état américain James Baker et Mikael Gorbatchev. Ce dernier avait reçu l’assurance que l’OTAN ne s’étendrait jamais vers les anciens pays du bloc soviétique.

Vingt ans plus tard, l’accord est violé par les atlantistes.
Cette stratégie est en fait l’illustration du « confinement » de la Russie par les américains théorisée par Zbigniew Brzezinski [9].
L’UE, en bon toutou des américains, appliqua donc la politique de l’empire et joua ainsi le rôle de cheval de Troie au profit des États-Unis.
Le premier objectif était de justifier l’entrée de pays au voisinage de la Russie dans l’OTAN, sous commandement militaire américain.

2001 – 2009 : Giscard le retour, le projet de constitution européenne et la trahison du référendum français
Dernier acte en date du montage européiste, le projet de constitution européenne conçu sous la direction de Valéry Giscard d’Estaing

Acte 1 : Travaux de préparation du projet
Sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, une commission appelée « Convention pour l’avenir de l’Europe » élabore entre 2002 et 2004 un projet de constitution européenne.

Acte 2 : 2004, signature du projet par les chefs d’état
Après plusieurs passes de négociations, ce projet est signé le 29/10/2004 par les 25 chefs d’états ou de gouvernements de l’UE.
L’étape suivante consistait à le faire ratifier par les états membres afin qu’il devienne légalement applicable.

Acte 3 : 2005, processus de ratification par les 25 pays
Il existe deux possibilités légales pour ratifier un traité, la voie parlementaire ou le référendum.
La majeure partie des pays choisirent la voie parlementaire sauf l’Espagne, la France et les Pays Bas.

Acte 4 : Deux référendums disent « non » au traité : France et Pays Bas
Le célèbre référendum de 2005 organisé en France par Jacques Chirac (*) présenta un taux de participation élevé avec 70% de votants.

Jacques Chirac qui défendait le camp du « oui » n’avait même pas lu le traité ! [6]
Avec 55% des voix, ce dernier fut rejeté massivement par les Français. Le résultat fut identique aux Pays-Bas.

(*) Notons que Jacques Chirac, pour la seconde fois après l’Irak, prit une bonne décision pour le pays.

Acte 5 : 2009, quand les élus Français trahissent la volonté populaire
Lors du mandat de Nicolas Sarkozy, il fut prétendu que des modifications majeures avaient été apportées au traité pour tenir compte du référendum [10].
En réalité, le nouveau document fut un copié/collé du précédent et il fut, cette fois, ratifié par voie parlementaire avec la complicité des députés P « S » (*).
La liste de ceux qui ont voté « pour » est ici.

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Nicolas Sarkozy

Cet acte est sans conteste un cas de haute trahison des élites au pouvoir, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, et allant à l’encontre d’une décision souveraine du peuple [10].

En effet, un référendum a plus de poids qu’une décision prises par les élus qui ne sont que les représentants du peuple.

(*) Ce vote n’est pas sans rappeler celui de 1940 qui donna les pleins pouvoirs à Pétain.

2007 – 2013 et au delà, Les élargissements récents et à venir
En 2007, la Bulgarie et la Roumanie rejoignent l’union, en 2013, c’est au tour de la Croatie.
L’extension anarchique et sans limites vers la quasi totalité des pays candidats se poursuit sans relâche.
Pour entrer dans l’UE, hormis le fait de ne pas être Russe, il suffit de respecter une série de critères rappelant les « 21 conditions de Moscou » établies par Lénine en 1920 pour intégrer une nation à l’internationale communiste.
Le dernier pays candidat à l’entrée dans l’UE est la Turquie islamiste, complice des terroristes de Daesch dans leur conquête d’un grand califat international.

-> En 2013, l’UE compte 28 pays.

Pendant ce temps, les Allemands…
Au début du 21e siècle, deux faits majeurs, passés inaperçus ici, ont eu lieu en Allemagne.

2004 : signature du pacte germano-américain
Le 27 février 2004, le chancelier Schroeder rencontre W. Bush à la Maison Blanche et signe « l’Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle « .
Cet accord a montré qu’à l’instar du préambule au traité de l’Élysée de 1963, l’Allemagne reste tournée en priorité vers les États-Unis.
Les élites allemandes veulent une hégémonie atlantiste qui proliférerait jusqu’au moyen-orient sous leadership européen de l’Allemagne.
Nous sommes bien loin du couple franco-allemand tant vanté par les médias franco-français, il serait plus judicieux de parler de « cocufiage » !

En 2009, la cours de Karlsruhe fixe des limites strictes à la supranationalité
En 2009, la cours constitutionnelle de Karlsruhe a rendu un arrêt dont les médias français se sont bien gardés de rendre compte.

Cours Karlruhe
La cours de Karlsruhe

En effet, la cours a considéré qu’il n’existe pas de peuple européen, et qu’il ne peut exister de souveraineté européenne. Elle a donc fixé des limites absolues aux transferts de compétences de l’état allemand aux instances européennes.

Emmanuel Todd a brillamment analysé le sujet, en effet les nations européennes possèdent des structures familiales historiques différentes, elles ne partagent donc pas les mêmes valeurs [7].

L’OTAN…suite et fin : une organisation anachronique, délétère et belliqueuse
L’OTAN, dont la genèse a été évoquée plus haut aurait du être dissoute lors de la disparition de l’URSS qui était sa seule raison d’être.
Cette organisation américaine a connu une crise existentielle dans les années 1990.
La seule réponse trouvée par les « néocons » américains pour maintenir le zombie OTAN en vie fut de diaboliser la Russie renaissante de Poutine et d’en faire un ennemi créé de toutes pièces.
Ce fut une application directe de la nouvelle doctrine géostratégique élaborée par Zbigniew Brzezinski [9], l’éminence grise des présidents américains qui élabora la politique étrangère US post-soviétique.
L’entrée dans l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) des ex-pays de l’est est un non sens absolu, en effet, peut on considérer que la Bulgarie ou la Roumanie sont situées dans l’Atlantique nord ?

La Russie de Poutine, quand à elle, ne rêve que de commercer pacifiquement avec l’ouest, mais cette Europe la rejette sur influence américaine.
Cette politique contraire à nos intérêts (sanctions, etc…) continue contre vents et marées à être appliquée.

Les méthodes d’influence américaines vers les élites Françaises
Le principal outil d’influence des États-Unis envers les élites françaises est la French American Fondation fondée en 1975 (leur site ici).
Le programme « Young leaders » lancé en 1981 consiste à sélectionner chaque année 20 français et américains potentiellement destinés à occuper ultérieurement des postes clés.
Une formation de 10 jours permet alors de formater ces élus selon l’idéologie atlantiste.
L’annuaire de cette organisation est par ailleurs très instructif (*) et on y apprend en particulier que François Hollande fait partie de la promotion 1994.

(*) Laurent Joffrin, Alain Juppé, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Najat Vallaud Belkacem, Alain Minc, etc…

Les conséquences de la politique libérale de l’UE et de la monnaie unique, les 1% contre les 99%
Dans un premier temps, l’ouverture au libre-échange des capitaux et des marchandises (acte unique) a induit une désindustrialisation du pays avec des délocalisations vers les pays à bas salaires.
Le chômage s’est donc amplifié, induisant des baisses de rentrées fiscales et donc un premier axe d’augmentation des déficits.
Le second axe majeur ayant provoqué la chute des recettes de l’état concerne l’évasion fiscale massive des multinationales vers les paradis fiscaux de l’UE et d’ailleurs.

Et comme cela ne suffisait pas, le MEDEF avec son président actuel Pierre Gattaz a proposé des réductions de charges pour « améliorer la compétitivité » des entreprises dégradée par la libre concurrence.
Le dernier avatar de cette politique est le pacte de compétitivité qui avait pour but, en échange des baisses de charges, de lancer des embauches massives de la part des entreprises.
Ces baisses, non compensées par de nouveaux impôts, ont dégradé encore plus les rentrées fiscales, mais les entreprises n’ont pas embauché pour autant.
Elles ont en fait augmenté les dividendes aux actionnaires (les 1%), l’exemple de Radiall, la société du président du MEDEF Pierre Gattaz est éloquent avec l’analyse de l’expert-comptable Arlette Charlot ici (minute 6) et ici [11].
Le chômage ayant explosé dans les pays du sud ainsi qu’en France, une banque centrale nationale souveraine aurait eu à sa disposition des leviers monétaires pour améliorer la compétitivité des pays à l’exportation.
Cependant, le passage à la monnaie unique a mutualisé ces outils vers la Banque Centrale Européenne pilotée de fait par l’Allemagne.
Il n’existe donc plus aucun outil monétaire national pour corriger les déséquilibres, la seule variable locale d’ajustement restante concerne les salaires.
C’est pourquoi on assiste, sur ordre de Bruxelles, aux fameuses « réformes » telles que la loi travail EL Komery et la remise en cause du SMIC de plus en plus évoquée.
Pour réduire les déficits, Bruxelles, représentant les lobbies oligarchiques, impose de tailler dans les dépenses sociales (assurances chômage, maladie, etc…) sous couvert de la règle des 3% de déficit autorisés au maximum.
Tous ces points sont décrits dans les médias par une phrase clé de pure langue de bois :
« Il faut avoir le courage de faire les réformes nécessaires au redressement et à la modernisation du pays ».

Dans cette phrase, dont la rhétorique dit exactement l’inverse de la réalité (*), chaque mot est soigneusement pesé pour masquer l’objectif de paupérisation et précarisation des populations (les 99%) au profit des actionnaires (les 1%). Le processus a déjà été testé en Grèce, Espagne et Portugal avec les catastrophes sociales que l’on a constaté.

Ce mécanisme permet en réalité aux 1% de siphonner les revenus des 99% à leur profit, et d’augmenter sans limites leurs avoirs.

L’analyse ci-dessous démonte avec pertinence toute la duplicité de la rhétorique médiatique :

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(*) En réalité, il s’agit de régressions présentées comme des progrès !

23 juin 2016 : « Independance day » : sortie de la Grande Bretagne de l’UE par référendum (Brexit)
Le référendum sur la sortie de la Grande Bretagne de l’UE était attendu avec angoisse par tous les européistes, et ils avaient raison d’avoir peur !
Le 23 juin 2016, le résultat du référendum tombe avec 52% de Britanniques qui se prononcent pour la sortie de l’UE.
Avec un taux de participation record de 72%, les Anglais nous donnent une belle leçon de démocratie en décidant de reprendre leur indépendance. On voit mal cette fois comment le gouvernement anglais pourrait, à l’instar de celui de Sarkozy en 2008, passer outre ce référendum.
Les premières déclarations du parlement européen montrent un comportement de folie pure en proférant de graves menaces à l’égard du Royaume Unis.
Les salopards présents dans les groupes qui dominent cette institution oublient seulement qu’ils n’ont cette fois pas affaire à la petite Grèce mais à la 5ième puissance mondiale.
Il s’agit bien d’un pavé majeur dans la mare de cette construction bancale, l’avenir dira combien de temps le zombie amputé continuera à survivre.

CONCLUSION

L’histoire nous a enseigné qu’à intervalle régulier, les élites françaises tentent d’inféoder la nation aux puissances étrangères dominantes [12].
La situation actuelle entre à l’évidence dans cette catégorie avec le triptyque Union Européenne/Euro/Otan que l’on nous présente comme inéluctable et bénéfique pour les peuples.

En réalité, ce dernier consiste en une double soumission :
1) Politique et militaire envers les États-Unis sous le leadership européen de l’Allemagne.
2) Économique vis à vis des multinationales et de la finance débridée à travers le puissant lobbying Bruxellois.

La novlangue orwellienne est utilisée ad nauseam dans les médias pour justifier la casse « à la Grecque » de l’ensemble des protections sociales acquises au siècle dernier après des dizaines d’années de lutte. Des réformes rétrogrades sont justifiées par les déficits chroniques des états. Ces derniers sont issus de l’évasion fiscale massive et des multiples cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises pour, a t’on prétendu, les aider à lutter contre la concurrence mondialisée des marchés ouverts à tous les vents.
On a constaté,
avec une logique d’hubris du toujours plus, que l’oligarchie a réussi à ouvrir plusieurs canaux pour siphonner les ressources des peuples à son profit.

Le concept des États-Unis d’Europe est pour l’instant un oxymore car les nations de notre continent possèdent des valeurs et des intérêts divergents ainsi qu’une histoire qui leur est propre.
Il n’existe pas de peuple européen comme les Allemands l’ont très bien compris.
On peut parler, à minima, d’une civilisation occidentale judéo-chrétienne commune.

Que faire pour sortir de ce carcan qui nous mène à notre perte ?

La réponse est dans la question, à l’instar des Britanniques qui ont tiré les premiers avec le référendum sur la sortie de l’UE, il faut non seulement quitter cette organisation totalitaire qui entrainera automatiquement la sortie de l’Euro, mais également quitter l’OTAN afin de recouvrer notre souveraineté avec les armes qui lui sont associées.
Un seul parti politique base son programme sur cette triple sortie : l’UPR. Cependant, ce dernier n’est pas médiatisé et n’apparait pas dans les sondages car il ne fait pas partie de l’ « offre politique » des sondeurs [6].
La sortie de l’UE est prévue par les traités avec l’article 50 du TFUE. Même si cet article n’existait pas, en cas de sortie par décision de la France, il y a peu de chances que nous subissions une invasion par l’armée européenne pour nous ramener à la raison !
Le Brexit sera à cet égard riche d’enseignements avec la suite des événements qui sera à observer de près.

Par ailleurs, si la France sort, elle entrainera à coup sur les pays du sud [7].

En parallèle, il peut être envisagé de remonter une union d’états souverains avec ceux qui voudront nous suivre dans cette nouvelle voie.

L’intégration dans ce futur ensemble de la Russie, située dans notre continent, est une évidence comme l’avait prédit le général De Gaulle avec son fameux « une Europe de l’Atlantique à l’Oural » qui est une vérité cardinale.

Cet ensemble finira par se constituer car il va dans le sens naturel de l’histoire du continent européen. Il formera alors une véritable puissance indépendante capable de se mesurer pacifiquement aux États-Unis, Chine et autres super-puissances en devenir.

Découvrez les autres articles de ce blog ici.

Liens
[1] Extrait de « C’était de Gaulle » par Alain Peyrefitte (source UPR).
[2] « La faute à Mr Monnet » – Jean Pierre Chevennement (2005)
[3] « Impostures politiques » – Marie France Garaud (2010)
[4] « Ce soir ou jamais » du 10/05/2013 – Marie France Garaud – Extrait ici.
[5] « Aux origines du carcan européen » – Annie Lacroix Ritz (2015)
[6] « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » – Philippe De Villiers (2015)
[7] « Après la démocratie » – Emanuel TODD – 2008
[8] « L’Euro contre la France » – Jacques Sapir sur son blog.
[9] La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent
[10] « Les 4 cas de haute trahison commis par Sarkozy »
[11] « J’suis pas content #39«  : analyse du bilan de Radiall par Arlette Charlot (6e minute)
[12] « De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises »

source : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-histoire-de-la-construction-182255

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