QUI SONT LES JUIFS ? D’OU VIENNENT-ILS ? POURQUOI SONT-ILS DIABOLISES ? POURQUOI LA GUERRE ISRAELO-ARABE N’A T-ELLE PAS DE FIN ?

22 décembre 2017

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LE SECRET DU 3EME MILLENAIRE

PAR ROGER SABBAH

Après plus de deux millénaires de guerres, de massacres et de persécutions au nom de Dieu, au nom de la Bible, de l’Ancien Testament, du Christ et des Evangiles, au nom d’Allah et du Coran, la science, par la Critique Sacrée, le livre demandé par Jean-François Champollion au soir de sa vie, avec la découverte Osiris = Israël révèlera le plus grand secret de l’histoire de l’humanité.

Israël ne désignait pas uniquement la terre de Canaan, mais toute la terre d’Egypte, la terre des pharaons, la terre sainte créée par Dieu pour toute l’humanité. Dieu, le dieu d’Israël, était nommé ASAR, SA-RÂ, IS-RÂ en hiéroglyphes, Osiris en grec. Cette découverte capitale dissimulée dans les textes les plus sacrés brisera-t-elle un jour les barrières entre les hommes ? Permettra-t-elle de refonder une véritable paix, de comprendre que les religions ont été fondées sur la terreur des rois, devenue au fil des siècles, la terreur de Dieu ? Les livres sacrés des trois grandes religions monothéistes contiennent en germe l’immense espoir pour la paix universelle.

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La source du conflit entre le Coran des Musulmans et la Bible des Juifs se situe dans l’interprétation de la promesse de Dieu aux enfants d’Israël sortis d’Egypte.

LA TERRE PROMISE DE LA BIBLE : CANAAN

LA TERRE PROMISE DU CORAN : L’EGYPTE…

Le peuple juif, continuellement opprimé au cours des siècles, rejeté ou massacré de génération en génération par les nations, a toujours été reconnu pour avoir apporté à l’humanité les valeurs morales, les sagesses, les commandements. Et par dessus toute la croyance en un dieu unique et sauveur de l’humanité, le Dieu d’Israël, qui révéla la Loi, le « Livre » ou la Torah (les cinq premiers livres de l’Ancien Testament). Après deux siècles de fouilles archéologiques, force est de constater qu’il n’existe aucune trace des personnages de la Bible, encore moins des rois d’Israël. Qui sont les juifs ? D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils diabolisés depuis plus de deux millénaires ? Pourquoi la guerre israélo-arabe n’a t-elle jamais de  fin ? Les Juifs formaient-ils à l’origine la caste des rois nommés pharaons, les prêtres de l’ancienne Egypte, les prêtres d’Héliopolis ou les prêtres d’Amon ?

Affirmer que les ancêtres des Juifs, les Enfants d’Israël, présentés dans la Bible comme les esclaves des rois d’Egypte, formaient la caste des prêtres initiés à la royauté et au monothéisme, englobant les prêtres d’Héliopolis, les scribes, les fonctionnaires(1), démontrer que les anciens rois nommés « pharaons » étaient les rois historiques d’Israël, ils portaient le titre sacré de Yahout ou Yahoud (juif en égyptien ou en araméen) lors de leur intronisation. Bref, affirmer que les juifs ont fondé l’ensemble de la civilisation millénaire de la vallée du Nil est un défi sans précédent lancé à la science et aux trois religions monothéistes. Oser démontrer qu’Israël n’est autre que le dieu de l’Egypte nommé jadis Osiris, par le moyen de la science des hiéroglyphes et par les explications de la Bible et de la Cabale juive (la tradition secrète) et du Coran, revient à établir l’existence d’une ancienne terre d’Israël, une antique civilisation mal nommée « égyptienne », monothéiste, factuelle, existante par rapport à la Bible et aux commandements de Moïse.

Cela revient également à découvrir une nouvelle histoire d’Israël, fondue dans l’histoire de la civilisation égyptienne et nous éclairant sur l’origine des divisions et des conflits passés et actuels entre les hommes. C’est mettre au grand jour les origines profondes du conflit israélo-arabe, c’est découvrir la vérité historique, laquelle permettra de comprendre, démystifier les causes des conflits millénaires en révélant les racines communes des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans dans l’ancienne civilisation de la vallée du Nil. Car la guerre israélo-arabe, bien au-delà d’un conflit politique, est avant tout un conflit religieux, un conflit d’écritures où la parole de Dieu joue de très loin le premier rôle. Ainsi, cette guerre ne semble jamais avoir de solution politique, parce que le point de départ se trouve consigné dans les livres sacrés. Or ces livres font sans cesse référence à l’ancienne Egypte.

(1) scribes et fonctionnaires sont les 2 classes curieusement oubliées par Hérodote

La découverte d’Osiris/Israël, attestée par la lecture du hiéroglyphe d’Osiris et les très nombreuses similitudes entre la Bible et le mythe osirien va donc permettre de mettre en lumière plusieurs passages de la Gnose ou Cabale. Cette découverte sera-t-elle prise au sérieux par les médias, par le monde laïc, scientifique et par le monde religieux juif, chrétien ou musulman ? Sera-t-elle de nature à briser les barrières, bouleverser les préjugés, profondément ancrés dans les consciences, brisera-t-elle définitivement les propagandes mensongères et les endoctrinements qui contestent aux Juifs le droit d’exister, de posséder une terre, particulièrement au Moyen-Orient ? Car la perspective d’un conflit mondial sur fond d’idéologies religieuses est désastreuse pour la survie de l’humanité. Je reste persuadé que l’espérance de la fin d’un conflit presque deux fois millénaire se fera par la critique objective des écritures, par le dévoilement et la découverte de la vérité historique, archéologique, et aussi par la Cabale ou la Gnose, où Juifs, Chrétiens, Musulmans, Africains, Ethiopiens, Danites, etc…, croyants, incroyants, tous les peuples de l’humanité forment les véritables tribus perdues de l’immense civilisation d’Israël = Egypte.

La Cabale ou gnose secrète, à vocation universelle, oecuménique, participe à cette recherche. D’après le cabaliste Charles Mopsik, « elle  est présente, sous une forme ou sous une autre, et à un degré plus ou moins grand, dans la plupart des groupements en quête du « savoir » authentique. Cette omniprésence peut sans doute s’expliquer par l’histoire de la pénétration de la Cabale en milieu chrétien vers la fin du XVème siècle, qui apparut comme la tradition hébraïque cachée qui permettait de réconcilier et de fondre dans une même humanité croyante, philosophes grecs, prêtres Egyptiens, prophètes de la Perse ancienne, mystiques hindous et bouddhistes, Moïse, Jésus et Mahomet. »

L’égyptologue Jan Assmann confirme, évoquant la grande tradition de réconciliation universelle par la révélation des secrets de la Gnose égyptienne :

« Quiconque pouvait montrer que la révélation biblique n’avait d’autre origine que ces principes de base de la sagesse égyptienne antique des Mystères faisait s’effondrer les frontières entre chrétiens, juifs, musulmans et païens, et instituait une vision des choses où tous les hommes étaient frères »

Cet ouvrage dévoilera la plus extraordinaire imposture, celle qui a trompé toute l’humanité depuis plus de deux millénaires : les pharaons étaient les rois historiques d’Israël, les rois dont la sagesse est à l’origine de nos trois religions monothéistes. Ils portaient le nom secret SA-RÂ, l’origine d’Israël, signifiant Fils de Dieu. Le lecteur découvrira les mensonges et les vérités dissimulées depuis deux siècles par les égyptologues : la civilisation de la vallée du Nil portait en son sein une élite sociale, une caste de prêtres initiés de l’ancienne cité d’Héliopolis, qui avaient hérité dans ses livres sacrés des principes fondamentaux d’un monothéisme universel, un dieu immanent et transcendant, notions fondamentales héritées dans le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam.

Ces prêtres monothéistes dits égyptiens possédaient un Dieu Unique, une montagne sacrée, une loi, une « Torah » contenant les commandements de Dieu, qui étaient au nombre de quarante-deux. Ils étaient formellement interdit à ces « Egyptiens » de voler, de tuer, d’ordonner de tuer. Les prêtres ne consommaient pas de porc, il fallait respecter les nourritures permises ou interdites par Dieu, aimer son prochain, aider les indigents et les malades, pratiquer la circoncision à l’exemple de Dieu le Père céleste qui était l’image même de l’homme et des commandements. Dieu s’était à l’origine circoncis lui-même, comme Abraham…

On récitait des prières et des psaumes à Dieu, le qualifiant d’Unique. Il fallait célébrer et respecter de nombreux rituels religieux, comme la fête du septième jour, comme la cérémonie de la pesée des cheveux des enfants, lors du mariage, l’épouse faisait sept fois le tour de son époux, les nombreux rites funéraires, celui de l’embaumement, etc.. Les plus éminents égyptologues, comme Jan Assmann, témoignent de l’existence de cette prêtrise d’initiés monothéistes. Assmann a même découvert une prière égyptienne, la même que le Kaddish des morts récité par les Juifs ou affirme-t-il, le mérite du fils faisait monter l’âme du père vers Dieu : « Le plus important porteur d’espoir était le fils, appelé à dire la prière des morts, comme dans le judaïsme où le fils est amené à réciter le Kaddish », ainsi que la liste des différentes étapes des stades de la vie (de la jeunesse à la mort), liste que l’on retrouve dans la Mishnah (livre des sources rabbiniques). Assmann atteste aussi l’équivalent de la Bar-Mitsvah des Juifs à dix ans pour les enfants dits « égyptiens » (équivalent de la communion chez les Chrétiens). Si bien que Jan Assmann en tire la conclusion suivante : même s’il n’existe aucune trace historique de Moïse, un fait reste incontournable : le peuple juif prend ses racines historiques en ancienne Egypte :

« L’Egypte est la matrice dont est sorti le peuple élu »

Moïse, Septante (traduction de l’Ancien Testament en grec), la Torah, la Vulgate, la Bible, les Evangiles, le Coran, tous ces livres sacrés dissimulent un fabuleux trésor historique à dimension universelle : l’origine égyptienne d’Israël confondue avec Osiris. Il faut, pour le découvrir, comparer, croiser les écrits sacrés transmis au cours des siècles, faire parler les textes en les confrontant aux sources historiques. Nous allons, au cours de ces chapitres, produire les preuves irréfutables que la Bible a été écrite dans le but d’être un jour décryptée. Ecrite pour être déconstruite aux fins de reconstruire la paix et la vérité historique. Le dieu des Juifs, le dieu d’Israël, n’était autre que le dieu Osiris, le dieu des anciens Egyptiens, dont la longue histoire et la mythologie ont été bouleversées, défigurées dans la Septante qui au troisième siècle avant notre ère était présumée traduire la Torah hébraïque.(*)

(*) on dit généralement « les Septante » à cause des  soixante-dix traducteurs, mais pour une raison pratique, je préfère dire « la Septante »

Dieu y est apparenté à Zeus, présenté sous les noms de Théos, et Kyrios, alors que le dieu des Juifs portait, outre Yahô, plusieurs noms égyptiens, dont Osiris, Amon’, Adon’, Aton’. Quatre siècles après la Septante, quand la Bible hébraïque (Massorète) fut canonisée, Dieu recouvre les noms à consonance égyptienne de Yahvé, Yah, Adone, Adonaï, Elohim, Hou, Hé, etc.. Mais surtout, Dieu porte le nom d’Acher’ ou ASAR, le nom d’Osiris. Dieu porte aussi le nom d’Israël. Avec la Septante, le dieu universel des Juifs, pourtant reconnu comme l’égal de Zeus par les Grecs a été débaptisé et rebaptisé pour devenir le dieu de la sortie d’Egypte, le dieu qui chassa un jour les Enfants d’Israël du pays d’Egypte vers la terre de Canaan.

Depuis plus de vingt-trois siècles, le colossal dossier de la genèse des Juifs divise les hommes, les croyances, les religions. Il a fait l’objet de très nombreuses polémiques, enquêtes plus ou moins périlleuses de la part des historiens anciens ou contemporains, chercheurs et égyptologues. Au troisième siècle avant J-C, l’immense énigme faisait déjà polémique : avant la Septante qui affirmait que le peuple des fils d’Israël était formé par les esclaves sortis d’Egypte par Kyrios et Moïsès, les fausses légendes grecques foisonnaient, divergeaient ou s’entrechoquaient, affirmant que les Juifs avaient été un peuple maudit à une certaine époque pour les uns, et pour les autres, ils formaient une population de lépreux vivant à une époque différente. Impurs, lépreux, pestiférés, fils de Seth, fils de Satan ou fils du diable, symbolisant les ténèbres et le désert, chassés d’Egypte soit par la colère d’Isis ou d’Amon, soit par un ou plusieurs pharaons. Il fallait alors se mettre d’accord sur une chronologie et une historiographie communes, un texte unique, la Septante, acceptée par tous et sanctifiée par l’autorité royale, mais surtout sanctifiée par les Juifs eux-mêmes…

Inversement, la Septante, la Bible, les Evangiles et le Coran situent Pharaon et les anciens Egyptiens comme la civilisation des ténèbres, maudite par Dieu, totalement ignorante de sa propre religion, de ses sagesses millénaires. Pharaon et les siens y sont décrits non pas comme une population légitime et organisée en un Etat ayant la foi en Dieu, mais comme des intrus idolâtres totalement dépourvus de foi, occupant sans la moindre légitimité la vallée du Nil. Non seulement les Egyptiens y apparaissent totalement déconnectés de leur propre culture millénaire, mais ils ignorent totalement les bases de leur propre religion.

Les Egyptiens de la Septante ignorent le nom de Dieu, sous les appellations multiples de Ptah, d’Osiris dit ASAR, Atoum, Râ, Isis, Nout, Amon. Ils ne sont pas une seule fois invoqués dans la Bible. Idem pour leurs très nombreux rituels religieux, leurs lois antiques. Encore moins les commandements sacrés, millénaires, historiques d’Osiris. Enfin, toutes les sagesses millénaires découvertes par les archéologues depuis Champollion sont ignorés des Egyptiens de la Bible.

En revanche, par un extraordinaire paradoxe, ce sont les Enfants d’Israël qui,  à travers Abraham, Jacob devenu Israël, Joseph, Moïse, apportent à l’Egypte l’enseignement du divin. L’Egypte est une « citerne vide de connaissance », nous dit la Cabale. Oui, c’est Israël qui apporte les secrets de l’initiation, les commandements de Dieu, les lois, etc.., à Pharaons et aux Egyptiens de la Bible… C’est historique, les trois grandes religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme et l’islam ont puisé leurs sources à partir de l’histoire tourmentée de l’ancienne Egypte et plus particulièrement à partir du mythe biblique de la sortie d’Egypte des Enfants d’Israël. Tout se passe comme si les Enfants d’Israël étaient les véritables « Egyptiens ».

Au 3ème siècle avant notre ère, on a séparé les deux civilisations. Pharaon et les siens deviennent les grands imposteurs de la vallée du Nil, comme le confirmeront des passages de la vieille tradition juive et plus tard les versets du Coran. Pourquoi cette séparation entre Juifs et Egyptiens ? Pourquoi cette rupture avec la civilisation égyptienne injustement qualifiée d’idolâtre, de ténébreuse voire d’infernale, alors que nous savons aujourd’hui qu’elle était fondée sur le culte de Dieu, du respect des lois, des commandements d’Osiris ?

Les trois religions qui ont pris l’Egypte en otage ont au cours des siècles érigé entre elles des murs indestructibles. Sont-elle révélées ou non révélées par Dieu ? Ont-elles été bâties sur les débris de la religion égyptienne ? Le grand secret de la résurrection d’Osiris inscrit dans le livre faussement nommé « Livre des Morts » a-t-il été volontairement dissimilé dans les écrits sacrés pour devenir le secret de la résurrection universelle d’Israël et ensuite du Christ ? Car le fameux Livre des Morts se nommait en hiéroglyphes le Livre de la Sortie vers la Lumière, consacrant Dieu et la Résurrection des Morts.

Les plus grands savants et traducteurs des dernières sagesses égyptiennes ou corpus d’Hermès Trismégiste, écrites en grec (Hermès provient de Tôt, le dieu égyptien de la connaissance) ont montré que les dernières sagesses égyptiennes écrites dns le livre d’Hermès (le « Corpus Herméticum », dont l’Aclepius est l’ouvrage principal) sont tirées du judaïsme de l’époque ptolémaïque.

« Nous avons d’autres indications que l’Asclépius, comme bien d’autres documents hermétiques, connaît le judaïsme, et peut avoir utilisé des sources juives (…) Toutes sortes de prophéties circulaient sous l’empire et, quelle que fût leur provenance, pouvaient se transmettre d’homme à homme. Néanmoins, j’incline à penser qu’un écrit juif, transmis de main à main ou par tradition orale, est la base de notre texte. »

A.D.Nock, traducteur de la version grecque d’Hermès Trismégiste, Corpus Hermeticum

Moïse de Léon, le compilateur du Zohar (formant le principal corpus de la Cabale) présente le Talmud et la Cabale juive comme un immense puzzle à décrypter, où les énigmes de la Torah et de l’ancienne Egypte sont éparpillées : « elles sont précieuses et mieux cachées que les perles. ET ils (les sages) ont fermé et verrouillé leur porte derrière leurs paroles, et caché tous leurs livres, parce qu’ils voyaient que le temps n’était pas venu de les dévoiler ou de les publier. »

Ces énigmes, ces secrets, nous allons le constater, dévoilent le plus grand de tous les « Mystères » : l’ancienne Egypte confondue avec l’ancien Israël. Fabre d’Olivet (1767-1824), chercheur bibliste, spécialiste des langues orientales antiques, affirme que la Bible est l’héritage universel de l’ancienne Egypte, que la langue hébraïque est une branche transplantée des anciens Egyptiens. Citant Simplicius, philosophe grec qui vivait entre le Vème siècle et VIème siècle, Fabre d’Olivet insiste sur l’ébranlement provoqué par la mort de la civilisation égyptienne et ses répercussions dans la Bible :

« Pensez-vous que la différence serait très grande, si les livres sacrés des Egyptiens, ayant surnagé sur les débris de leur empire, vous permettaient d’en faire la comparaison avec ceux de Moïse ? Simplicius y trouvait tant de conformité qu’il en concluait que le prophète des Hébreux avait marché sur les traces de l’antique Thaôth (Thot). »

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La Bible et Israël seraient-ils l’héritage de Toth, le dieu égyptien symbole du savoir, de la connaissance ? Israël et l’Egypte formaient-ils à la base une seule et unique entité ? Y a-t-il eu rupture entre les Juifs et l’Histoire, comme le souligne le cabaliste Charles Mopsik ? Contrairement à l’opinion commune qui assimile la terre d’Israël à la terre limitée de Canaan donnée par Dieu aux Enfants d’Israël, la Bible pointe du doigt l’héritage d’Abraham :

En ce jour, Yahvé fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate (Gen 15,18), les frontières de la terre d’Israël, du Nil à l’Euphrate (Deutéronome XI, 24). Affirmation reprise par le Talmud de Babylone :

« La terre d’Israël s’étend du Nil à l’Euphrate : elle est la figure du jardin d’Eden, affirmation reprise dans le Midrash Rabba : « La terre d’Israël s’étend jusqu’au bout du Fleuve. »

Le Talmud de Babylone va plus loin confirmant que la terre d’Israël est l’immense jardin d’Eden :

« Quatre fleuves entourent Israël. »

Pour la cabale, « la terre de vie » est bâtie sur l’eau; car tout découle du Fleuve suprême qui sort de l’Eden, qui forme une couronne au Roi sacré et qui nourrit les mondes »

ZOHAR, tome V Le Livre de la splendeur. Par Jean de Pauly

La couronne de Dieu est donc formée par le Fleuve sacré, le Nil, premier fleuve du jardin d’Eden, comme l’était la couronne des rois d’Egypte, formée par le serpent uraeus, métaphore d’Osiris, le long serpent du Nil. D’après Rabbi Meïr, il est dit que les princes et les rois (qui ne peuvent être que les rois d’Israël) vécurent en Egypte :

« Or, il n’y a pas de meilleure terre que celle de l’Egypte, comme il est dit « comme un jardin de Dieu, comme le pays d’Egypte » (Gen 13-10), Il n’y a pas dans toute l’Egypte de terre plus fertile que Tsoan, où vécurent de nombreux rois (les rois d’Israël), ainsi qu’il est écrit : « Ses princes sont à Tsoan (Is 30,4) ».

La véritable et historique terre d’Israël serait-elle la « terre de Ramsès » (Gen XL, 11), donnée à Jacob, petit-fils d’Abraham ? Jacob qui avait été rebaptisé Israël par l’Ange de Dieu après un combat nocturne… La Cabale fait de l’ancienne Egypte l’héritage éternel d’Israël :

« Viens et vois ce qui est marqué : « Israël habita au pays d’Egypte dans la contrée de Goshen. Ils y acquirent des propriétés, fructifièrent et se multiplièrent beaucoup » (Gen 47:27) « Ils y acquirent des propriétés » : UN HERITAGE ETERNEL. »

ZOHAR tome IV, collection « les dix paroles » Vayigash Vayehi

Israël correspondrait là encore à la Terre d’Egypte voire à la terre entière, la terre donnée par Dieu aux hommes, le véritable jardin d’Eden. Alors que la Bible désigne le pays de Canaan comme la terre sainte des Enfants d’Israël, mais ce n’est pas tout. Le Coran, livre saint de l’Islam attribue aussi le pays d’Egypte donné en héritage par Allah… aux Enfants d’Israël ! Allah les désigne comme les héritiers de la terre d’Egypte. En effet, deux sourates, Al Chourah des Poètes (26, 57-59) et Al Qasas (28, 5-6) rapportent qu’Allah a restitué aux Fils d’Israël leur héritage antique, usurpé par les conquérents de l’Egypte, Pharaon et les siens, chassés par Allah :

[57] C’est ainsi que Nous [Allah] poussâmes Pharaon et les siens à quitter leurs jardins et leurs sources [58], leurs trésors et leurs résidnces somptueuses. [59] Ainsi en fut-il. Et Nous donnâmes tout cela en héritage aux fils d’Israël.

[5] Or, Nous voulions apporter Notre aide à ces opprimés sur Terre [les enfants d'Israël], pour faire d’eux des dirigeants et des héritiers [6] en les rendant maîtres du pays, et faire subir à Pharaon, à Hâmân et à leurs armées ce qu’ils avaient tant redouté.

Alors, Nous [Allah] nous sommes vengés d’eux [de Pharaon et des Egyptiens]; Nous les avons noyé dans les flots, parce qu’ils traitaient de mensonges Nos signes et n’y prêtaient aucune attention. Et les gens qui étaient opprimés [les fils d'Israël], Nous les avons fait hériter des contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénie. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les Enfants d’Israël s’accomplit pour prix de leur endurance. Et Nous avons détruit ce que faisaient Pharaon et son peuple, ainsi que ce qu’ils construisaient. (Coran 7, 136-137)

Pharaon voulut les expulser du pays [les fils d'Israël]. Mais Nous [Allah] l’engloutîmes, lui et les siens, jusqu’au dernier. Et après lui, Nous dîmes aux fils d’ISraël : « Habitez la terre; et lorsque s’accomplira la promesse de la vie future, Nous vous ferons revenir en foule. C’est en toute vérité que le Coran est révélé et il est l’expression même de la Vérité. (Coran 17, 103-105)

Force est de constater que l’expression  » pharaon et les siens », en arabe Pharaon se dit Pera’ Ouna, se rapporte à Pharao’, donc aux rois grecs… Force est de constater la puissance et la légitimité d’un Israël, sacré, universel dans le Coran puisque les Fils d’IsraËl héritent de la terre. Alors pourquoi ces guerres sanglantes, inutiles et sans fin entre Juifs et Musulmans ? Un verset du Coran reprend un passage de la Torah qui affirme que tuer un homme revient à tuer l’humanité. Sourate 5,32 :  » C’est pourquoi Nous [Allah] avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. »

Nous allons le découvrir au cours de cet ouvrage, le Coran et la Cabale parlent des « Pharaons » non pas comme les rois légitimes, qui portaient le nom de SA-RÂ, mais comme les envahisseurs de la vallée du Nil à partir du septième siècle avant notre ère. A plusieurs reprises, le Coran reprend les écrits de l’ancienne tradition secrète ou Cabale. Les versets du Coran sont essentiels pour compléter et comprendre qui est historiquement Israël et reconstruire la paix dans le monde entre Juifs, Chrétiens et Musulmans. Car la Cabale est elle-même considérée comme le vestige d’une ancienne Torah perdue, une Torah qui affirmait haut et fort que l’ancien Israël, le paradis originel, le jardin d’Adam et Eve, n’était autre que le pays d’Egypte et de ses rois, où vivaient heureux les Enfants d’Israël, l’humanité identifiée à Adam :

« L’humanité [=Israël] est appelée ici « fils de l’Homme (Adam) »

Zohar – tome 1, collection « les dix paroles »

Le pays des fils de Râ, SA-RÂ, est devenu le pays d’Egypte, AEGYPTOS, par les pharaons grecs. Comment cela ? Imaginez qu’Adolph Hitler ait gagné la guerre. Le dictateur se débarrasse des Juifs, il met les Français en esclavage, remplace les livres et les panneaux français en panneaux écrits en allemand (ce qu’il a fait historiquement), il domine l’Europe et comme la plupart des dictateurs. Il change les livres d’histoire à la faveur de l’Allemagne. Trois mille ans plus tard, les archéologues découvrent l’immense empire d’Allemagne et étudient son histoire appelée « Germanologie » à travers lesdits livres, ils découvrent les dynasties des Kaisers d’Allemagne, les Mérovingiens, les Carolingiens, les Capétiens, les Valois, les Bourbons… Saint Louis, Louis XI, Louis XIII, Louis XIV, tous Kaisers d’Allemagne…

Voilà où en est tristement, l’égyptologie de notre vingt-et-unième siècle. Elle étudie l’antique civilisation de la vallée du Nil en nommant sa terre, son dieu, ses dieux, son histoire avec une grille de lecture grecque, inversée.

Les scientifiques oublient que la Grèce antique a été le pire ennemi de la civilisation de la vallée du Nil. Avec les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs (et plus tard les Romains), sont ceux qui ont humilié, massacré, détruit, pillé toute civilisation. Ils s’acharnent à conserver l’histoire d’une civilisation perdue, morte, perpétuant, les usurpations et les mensonges du passé. Une science qui ne se remet pas en question n’est pas une science. Les rois SA-RÂ doivent se retourner dans leur sarcophage. Car, c’est exactement cela que va accomplir Ptolémée II Philadelphe au troisième siècle avant notre ère. Il s’est autoproclamé « Pharaon », roi d’une grande civilisation qu’il a renommée AEGYPTOS.

AEgyptos était, d’après la mythologie grecque, le nom de l’un des deux jumeaux de Zeus. AEgyptos était un dieu jaloux de son frère Danaos (devenu le père et le nom de la Lybie, le père des Danaïdes). Ptolémée a ainsi banni le mythe d’0siris fils de Râ  inscrit en hiéroglyphes dans les tombes de la vallée des Rois au profit d’AEgyptos fils de Zeus. Il a réécrit la totalité des livres d’histoire, il a falsifié, bouleversé l’identité même des habitants de la vallée du Nil, faisant des prêtres héritiers (Yahouds) de cette civilisation plusieurs fois millénaire des « étrangers en Egypte » soumis à leur législateur Moïse.

Les notions de Dieu autoproclamé « jaloux » et surtout le peuple étranger en Egypte, le Dieu « politique » de la sortie d’Egypte reviennent sans cesse dans la Bible, elles sont récurrentes, inhérentes à la religion juive, répétées chaque jour dans les prières juives, enseignées aux enfants comme l’impose la Bible.

Pourquoi la paix est possible ?

Le Coran rompt, et cela radicalement, avec le récit littéral de la Bible, pour laquelle l’Egypte incarne le pays des Hébreux ou Enfants d’Israël esclaves de Pharaon, peuple chassé d’Egypte, séparé des Egyptiens, ces derniers montrés comme les impurs et les idolâtres. Mais aujourd’hui, l’archéologie démontre que le mythe des esclaves hébreux n’a jamais existé. Et pourtant, l’existence des Juifs et les écrits anciens attestent que ce peuple a bien eu une histoire dans le passé, qu’ils ont été séparé des Egyptiens.

Mais comment ?

La Bible, en opposition totale avec l’histoire de la vallée du Nil serait-elle le résultat d’un bouleversement, d’une inversion judicieusement programmée, préméditée par les rois grecs entre civilisation égyptienne et civilisation d’Israël ?

Osiris, le dieu de la civilisation égyptienne, encore adoré dans tout le Moyen-Orient à l’époque grecque (basse époque), est-il devenu le dieu d’Israël ? A cette époque, son culte a, mystérieusement, failli disparaître au profit des rois autoproclamés « Pharaons rois d’Egypte ».

Pourquoi l’antique civilisation des SA-RÂ de la vallée du Nil a-t-elle été renommée « Egyptienne » par les Grecs ?

Encore une fois, les découvertes qui vont suivre briseront-elles les barrières infernales et millénaires entre Juifs, Chrétiens et Musulmans ?

Il est essentiel de le comprendre, les mots que nous utilisons, Egypte, Egyptiens, Pharaon, sont des noms imposés par les rois de la Grèce antique. Loin d’être de simples traductions, ils ont été échafaudés de toutes pièces dans le but de faire disparaître la civilisation de la vallée du Nil. Osiris, OSIRIOS se disait SA-RÂ, ASAR, ISIR, OUZER’, ISRÂ MISRÂ, MISR’, MISRAÏM dans la Bible, les véritables nom du Dieu de la vallée du Nil, qui portait avant tout le nom de Dieu SA-RÂ.

Si nos Bibles actuelles avaient été écrites avant la période grecque, il ne fait aucun doute que le nom désignant les rois de la vallée du Nil serait conforme aux hiéroglyphes SA-RÂ, absolument pas Pharao’.

La terre était elle-même identifiée au Fils de Râ, SA-RÂ, Geb ou Osiris. L’assertion « Osiris est le fils (SAou IS) de Dieu (Râ) », se retrouve dans la très grande majorité des tombeaux des rois d’Egypte, ce que nous confirme Jan Assmann :

« C’est également en fils que le roi monte au ciel et rejoint le père, qui est aussi bien le dieu soleil Rê que le dieu de la terre Geb »

Jan Assmann, Mort et Au-delà dans l’Egypte ancienne, Ed du Rocher, op. cit., p.280

Ce qui signifie que chaque roi, prétendu « pharaon » ou « roi d’Egypte », revient à la terre ou au soleil après sa mort. Le roi est un SA-RÂ ou un GEB-RÂ.

Le hiéroglyphe SA-RÂ, comme celui d’Osiris, placé au dessus des cartouches royaux est bien le nom historique de la TEERE DE RÂ !

SA-RÂ ou IS-RÂ, [est] le vrai nom de la terre d’Egypte.

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ROGER SABBAH - LE SECRET DU 3EME MILLENAIRE

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