GEORGES SOROS CRAINT L’EMERGENCE D’UNE NOUVELLE CRISE FINANCIERE

1 juin 2018

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george soros

L’investisseur et milliardaire légendaire George Soros craint qu’une « nouvelle crise financière majeure » se profile à l’horizon.

Soros, qui s’est exprimé ce mardi à l’occasion de la réunion annuelle du Conseil européen sur les relations étrangères à Paris, a déclaré que l’émergence du sentiment anti-Union européenne, la dissolution de l’accord sur le nucléaire iranien, la hausse du dollar ainsi que le retrait des investisseurs sur les marchés émergents ne font que compliquer une situation dans laquelle les mauvaises nouvelles pour l’économie mondiale s’accumulent.

« Nous pourrions être en train de nous diriger vers une crise financière majeure », a-t-il déclaré.

Soros a déclaré que la montée en puissance du populisme en Europe est un problème significatif. « L’Union européenne traverse une crise existentielle. Tout ce qui pouvait mal tourner a effectivement mal tourné », a-t-il indiqué dans ses remarques préparées.

Il a également relevé que depuis 2008, les programmes d’austérité de l’Union européenne ont contribué à l’émergence de la crise. L’émergence des mouvements anti-Union européenne sont en partie responsable du Brexit et de la tempête politique qui a lieu actuellement en Italie.

« De nombreux jeunes perçoivent aujourd’hui l’Union européenne en tant qu’un ennemi qui les a privés de travail et de perspectives. Les politiciens populistes ont exploité ce ressentiment pour former des partis et des mouvements anti-européens », a déclaré Soros.

Soros expliqué que la crise des réfugiés, « les désintégrations territoriales telles que le Brexit » et l’austérité sont les 3 plus gros défis de l’Europe. Il a averti que le divorce du Brexit « pourrait être un long processus, qui devrait probablement durer plus de 5 ans ».

Mais Soros s’inquiète également de la division grandissante entre l’Europe et les États-Unis concernant l’Iran. Soros a déclaré que la décision unilatérale du président Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien « détruit de facto l’alliance transatlantique ».

« La planète entière a été choquée par les actions du président Trump », a-t-il déclaré.

« Ce développement va augmenter la pression, impossible à prédire, sur une Europe déjà assiégée. Dire que l’Europe fait face à un danger existentiel n’est désormais plus une figure de style, c’est la dure réalité », a-t-il ajouté.

Soros prédit que la fin de l’accord avec l’Iran « devrait avoir un effet négatif sur l’économie européenne et provoquer d’autres dislocations ». Il a également noté que « la vigueur du dollar est déjà en train de provoquer le recul des devises des marchés émergents ».

Mais Soros a également affiché son espoir d’éviter une catastrophe pour les marchés et l’économie.

Par exemple, il a appelé l’Union européenne, et non les nations individuelles, à emprunter davantage d’argent pour financer un « plan Marshall » pour l’Afrique afin de régler le problème des réfugiés. Le plan Marshall avait fourni des crédits américains à l’Europe pour la reconstruire après la guerre.

« La note de crédit de l’Union européenne est élevée, sa capacité d’emprunt est largement inutilisée. S’il s’agit d’une crise existentielle, pourquoi ne pas recourir à cette capacité », a-t-il demandé.

Soros a reconnu qu’il serait difficile d’obtenir l’accord de nombreuses nations, mais « la dure réalité pourrait forcer certains États membres à mettre de côté leurs intérêts nationaux afin de préserver l’Union européenne ». (…)

Il insisté sur le fait que « les arguments économiques pour rester au sein de l’Union sont forts, mais il faudra du temps pour que les gens le comprennent ». Selon lui, l’Union européenne « doit se transformer en une association dont la structure donnerait envie à des pays tels que la Grande-Bretagne de la rejoindre ». (…)

Son discours a eu lieu alors que les marchés tanguaient en raison de la remise en question de l’Union européenne suite aux élections en Italie. Les populistes n’ont pas réussi à former un gouvernement, ce qui signifie que de nouvelles élections doivent être tenues.

L’Europe est déjà occupée avec le Brexit. Aujourd’hui, le terme Italexit est en train de démarrer une nouvelle tendance sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas bon signe. »

Article de CNN Money, publié le 29 mai 2018

source : https://or-argent.eu/george-soros-craint-lemergence-dune-nouvelle-crise-financiere/

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